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Transition d’une ferme caprine vers des volailles en circuit court

Réorienter le projet d'une exploitation

En 1979, Didier Fréchet s'installe en chèvres laitières et quelques vaches allaitantes. Petit à petit le troupeau laitier grandit jusqu'à atteindre 200 têtes. En 2007, l'EARL de la Vallée des Tines est créé. Martine Fréchet s'installe en tant qu'associée.

Développer l'exploitation en privilégiant l'autonomie et des pratiques agronomiques durables

L'exploitation a évolué progressivement sans investissement lourd et dans une démarche d'agriculture durable : « on privilégie le matériel d'occasion, l'auto-construction et la réduction des phytosanitaires : ce sont pour nous des moyens de rester autonome et maître de notre outil de production ». Malgré une gestion saine, la crise caprine de 2011-2012 est celle de trop. « Il y a eu toujours eu des crises en production caprine mais jusque-là on s'en sortait sans trop de dommages. En 2012, malgré notre niveau d'autonomie (82%) sur l'élevage caprin, la crise s'est fait ressentir. Ça a été le déclic pour réfléchir à une réorientation de l'exploitation ».

C'est aussi la période où Bruno Fréchet, le fils de Martine et Didier, est en formation agricole mais aspire plus à venir travailler à la ferme qu'à rester sur les bancs de l'école. Il a une affinité particulière pour la production de volailles. Alors, lorsque leurs voisins partent à la retraite et mettent en vente leur cabane d'élevage de volailles, c'est l'occasion de tester la production.

Pour le démarrage, l'intégration au groupe de producteurs-trices de volailles et au groupe d'échange sur les circuits courts du CIVAM leur permettent de se former et de prendre des idées...

Diversifier les circuits de distribution pour rester indépendants

En 2011, 2000 poulets sont élevés à la Vallée des Tines puis la production va crescendo ; 4000 en 2012 et 6000 en 2013. Bruno, salarié à mi-temps passe à temps complet et prend la responsabilité de l'atelier volaille de l'élevage à la commercialisation en vente directe. Les poulets et pintades sont élevés par lot de 400 dans des cabanes en bois auto-construites de 30 m² avec accès extérieur sur une prairie. L'alimentation est principalement issue de la production à la ferme et complétée par des achats de protéines non OGM. L'abattage a lieu en moyenne une fois par semaine, dans un abattoir agréé CE. Quant à la commercialisation, elle s'est développée au gré des opportunités, nombreuses, qui se sont présentées. « Nous avons commencé par la vente à la ferme, puis le bouche à oreille a très vite fonctionné.

Aujourd'hui, on fournit plusieurs cantines locales, une AMAP, un comité d'entreprise, et depuis début 2014, la plateforme du Conseil Général des Deux-Sèvres RésALIS ». Les collectivités représentent 55% de leurs débouchés. « C'est important de diversifier les circuits de distribution et de développer tous les petits créneaux pour éviter d'être trop dépendants. On est aussi en train de monter avec 6 autres agriculteurs-trices un projet de magasin de producteurs à St Maixent qui devrait ouvrir en 2015 ».

Faire des choix pour maintenir le cap de l'autonomie

Aujourd'hui, sur 50 ha, l'exploitation compte 25 vaches allaitantes et 120 chèvres en plus de l'atelier poulets. Un laboratoire avec une chambre froide pour la découpe et la transformation des poulets a été créé derrière le local de vente de la ferme labélisée Accueil Paysan. Un camion frigorifique leur permet de faire les livraisons. La contrainte reste les surfaces de cultures qui limitées ne suffiront pas si l'atelier poulets continue à se développer. « Notre objectif, c'est avant tout de rester autonomes, il faut donc faire des choix. A terme, nous pensons arrêter le troupeau de chèvres pour développer les vaches allaitantes et les volailles ».

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