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L’autonomie : une clé pour bien vivre son métier de paysan

Entretien avec Christophe et Nathalie FAVARD, éleveurs de chèvres

Christophe et Nathalie FAVARD installés à la Reversaie depuis 1998 ont fait évolué progressivement leur exploitation avec comme maître-mot : l’autonomie. Un choix qu’ils ne regrettent pas.

Issu d’une famille d’agriculteurs, Christophe suit une formation agricole, poursuit par une période de salariat agricole dans les années 90 puis reprend une formation pour adulte. C'est lors de cette période de formation et de stage qu'il prend conscience qu'il est possible de s'installer sur une petite exploitation tout en vivant bien. Des divergences de visions sur la gestion et le métier de paysan l’amèneront ensuite à privilégier une installation seul, plutôt que la reprise de la ferme familiale en association.

Il s’installe alors sur la ferme de ses beaux parents en 1998 à La Reversaie sur une surface de 45 ha et avec 70 chèvres.

Une ferme qui a évolué progressivement

Après la construction de la chèvrerie, progressivement, il agrandit son troupeau et privilégie la production de foin pour l’alimentation du troupeau complété par des granulés. En 2003, la ferme entre dans le réseau des fermes de référence de l’institut de l’élevagei.

« Ce qui ressortait, à l'époque, des études technico-économiques de l’Institut, c’est que notre système avec production de foin pour nourrir nos chèvres n'était pas plus rentable que les systèmes basés sur une alimentation en paille et granulés. Je souhaitais faire vivre mes chèvres par mes terres en produisant leur alimentation, et nourrir mes terres par mes chèvres en restituant aux sols le fumier et les déjections du troupeau au pâturage ».

Pour atteindre ses objectifs et améliorer la qualité du foin et l’alimentation de son troupeau, Christophe investit en 2005 dans un séchoir en grange. Un investissement important mais qui lui permet de stopper complètement l’achat extérieur de granulés. « La production de lait par chèvre a, certes, diminué (aujourd’hui elle est à environ 650l/chèvre) mais j’ai tellement réduit ma dépendance aux charges extérieures que mon exploitation fait partie des fermes les plus robustes économiquement parmi celles suivies par l’Institut de l’élevage ».

Préserver du temps libre et son autonomie

De plus, afin de préserver la vie de famille, Christophe met en place un remplacement d'un week-end sur deux. Cela permet d'assurer également les vacances.

En 2013, l’exploitation connaît des difficultés sur le troupeau en pleine crise du lait de chèvre. Christophe souhaite poursuivre dans sa démarche d’autonomie. L’idée de transformer une partie de la production fait son chemin depuis quelques temps. C’est le moment de se lancer : Nathalie devient salariée à 20% et un des salariés du week-end vient en renfort pour assumer la charge de travail supplémentaire.

Enfin la même année, plusieurs collègues et amis du coin ont une envie commune : se retouver entre prosducteurs locaux en organisant un marché ensemble. C'est l'occasion de lancer des marchés d'été hebdomadaires à la Reversaie. Après trois étés, ils assurent également un marché mensuel d'hiver à la demande de leur clientèle. Le marché du mardi est devenu au fil du temps un rendez-vous pour la clientèle locale , important humainement pour les producteurs mais aussi une véritable plus-value commerciale. La proximité de la Vallée des singes leur apporte en période estivale une clientèle supplémentaire.

Et maintenant, d’autres projets en cours.

Christophe et Nathalie, dans une suite logique se sont engagés dans la conversion biologique du troupeau et de leurs terres. Quant au collectif de producteurs, ils aimeraient aller un peu plus loin dans leur aventure…

En attendant ils accueillent la manifestation du réseau InPACT : TERRE D’ACCUEIL le 25 septembre 2016 !

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