PAC post 2023 : les réseaux se mobilisent !

Le réseau InPACT NA et ses réseaux partenaires contribuent au Plan National Stratégique PAC post 2023

 

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9 structures du développement agricole ont souhaité apporter leur contribution à la Région Nouvelle-Aquitaine dans le cadre de l’élaboration du PSN en vue de la PAC post 2023. Leur contribution commune vise principalement le volet Installation – Transmission ainsi qu’une transition agroécologique de l’agriculture.

 Elle repose sur :

  • Leurs expertises complémentaires en matière d’accompagnement de porteurs de projets et cédants vers l’installation et la transmission,
    ✓ de gestion du foncier agricole,
    ✓ d’accompagnement pour des installations ou conversions en mode AB,
    ✓ de dialogue avec les collectivités territoriales pour intégrer leurs nouvelles priorités.
  • Leur capacité commune de concevoir / tester / déployer des dispositifs innovants sur les champs précités dans une optique de prospective
  • Leur connaissance fine des profils, attentes et besoins des porteurs de projets dits « hors cadre familial » lesquels constituent aujourd’hui, de fait, le principal levier de renouvellement des générations en agriculture. Lesdits réseaux accompagnent également des « cadre familial », souvent désireux de faire évoluer le modèle familial.
  • Des modalités d’accompagnements répondant aux mêmes clés de succès pour les porteurs de projets à l’installation : le collectif comme moteur d’avancement / la mise en réseau / l’attention portée à l’intégration au territoire / le soutien à l’ambition « agroécologique » des projets
  • Une vision commune d’une agriculture durable et citoyenne, en prise avec les attentes sociétales, tournée vers l’avenir.

Le secteur agricole est aujourd’hui confronté à un double défi que nous devons relever simultanément : renouveler les générations et assurer une transition agroécologique rapide et profonde. En ce sens, Néo Terra qui place “[...] l’installation [comme] un levier majeur de l’accélération de la transition agroécologique”, rejoint l’idée que nous portons depuis plusieurs décennies : encourager l’installation massive de porteurs.euses de projets qui renouvelleront le visage de l’agriculture et ses pratiques.
Si le contexte de ces dernières années est alarmant (nombre d’installations très insuffisant pour faire face au renouvellement des générations, changement climatique, difficultés de sortir des pesticides, effondrement de la biodiversité…), le Conseil Régional dispose néanmoins d’une formidable opportunité aujourd’hui. En effet, la nouvelle génération de fonds européens, dans un cadre de régionalisation des aides à l’installation du second pilier et de quelques aides non surfaciques, est une occasion incontournable pour appliquer la feuille de route Néo Terra adopté en juillet 2019, avec volonté et ambition.
Quatre sujets phares présentés dans cette contribution constituent des leviers puissants pour relever ces défis, sujets sur lesquels les fonds européens seront utilement orientés :

  • La DJA (Dotation Jeune Agriculteur)
  • Le parcours à l’installation
  • L’accès au foncier agricole
  • La politique Transmission


Sur ces sujets, la politique menée en Nouvelle-Aquitaine doit se mettre au diapason des évolutions sociétales. Le faible nombre d’installations et de reprises de fermes a été le symptôme d’un effondrement de l’attractivité du métier. S’il reste des incompréhensions ou des appréhensions entre les générations agricoles autant qu’entre les néo-ruraux et une partie de la profession agricole ancrée dans ses schémas, le public des NIMA (non issus du milieu agricole), HCF (hors cadre familial) ou CF (cadre familial) faisant évoluer le modèle agricole de leurs parents doit impérativement être compris et pris en compte par l’ensemble des acteurs (des services instructeurs jusqu’au syndicat majoritaire). Les nouveaux critères de réussite sont la qualité des produits, l’intégration dans un tissu rural ouvert au dynamisme, la qualité de vie et des conditions de travail… à l’instar des traditionnelles fiertés liées au nombre d’hectares et au niveau de mécanisation de plus en plus associés aux chiffres et constats qui condamnent le modèle. Les indicateurs doivent donc changer.


Les modalités d’accompagnement de ces publics doivent également évoluer ; ils sont encore trop souvent indexés sur un modèle devenu obsolète. Ainsi les dispositifs d'accompagnement actuels (notamment la formation agricole) sont pour l'essentiel issus du modèle de développement agricole des années 60 et correspondent à des projets d'installation dans le cadre familial, pour une agriculture intégrée en filière, et ont du mal à s'adapter à des porteurs de projets HCF, souvent néo ruraux et souhaitant s'installer sur des systèmes multi fonctionnels intégrés au territoire. Les cadres offerts par la Région en matière de formation sont eux-mêmes « génériques » et ainsi peu adaptés à la cible particulière des porteurs de projets agricoles.

Enfin, le cadre réglementaire de l’installation semble lui-même peiner à évoluer. Pour exemple l’absence de prise en compte des attentes d’une nouvelle population qui n’envisage plus systématiquement l’agriculture comme un métier à vie et en attend qu’elle génère des droits sociaux et à la retraite proches de ceux d’autres secteurs. Des statuts innovants comme ceux des scop agricoles ne sont ainsi explorés que par quelques structures telles les CIAP (Coopératives d'installation en agriculture paysanne) dont la Région pourrait favoriser, sur son territoire l’essor.

C'est à ces multiples enjeux que la contribution prétend répondre pour parti. Elle est l'occasion de mettre en avant les différents "dispositifs innovants" que ces réseaux mettent en place, tels que le Stage Paysan Créatif, les Espaces test, le Stage Maîtrise des Pratiques.

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